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A Memo to a Higher Place

plaques de bronze gravées, chaque plaque 64 x 36 cm, 9 à 12 pièces

Des images vraies ou fausses, faites à la main ou compilées, sont scellées dans le bronze, déplaçant la question du vrai et du faux vers l’acte même de commémoration.

Les images sont aujourd’hui devenues des supports essentiels de la mémoire individuelle et collective. Mais des technologies de production d’images de plus en plus mûres et accessibles rendent aussi plus facile que jamais la fabrication de fausses images, transformant la distinction entre vérité et fabrication en problème difficile.

Dans A Memo to a Higher Place, des images vraies ou fausses, faites à la main ou compilées, sont scellées durablement dans le même bronze commémoratif. L’œuvre maintient l’ambiguïté de l’image, mais déplace l’attention vers le geste de la conserver : le vrai et le faux n’ont peut-être jamais été la question essentielle ; ce qui compte est l’acte même de commémoration.

Notes de processus

L’oeuvre transforme l’instabilité des images numériques en un lent travail de commémoration. Plutôt que de laisser une image circuler comme fichier, flux ou preuve, je la grave dans le bronze et l’accroche avec un dessin mural — l’objet se lit alors moins comme une preuve que comme un mémo : un relevé adressé à un lieu plus haut et incertain, fait d’images dont le statut n’est jamais tranché.

Derrière les plaques, un dessin mural répète un même contour de corps ; les plaques de bronze elles-mêmes portent une grille de portraits, un avertissement d’image, un compagnon machine, un cavalier. Vraies ou fabriquées, dessinées à la main ou compilées par une machine, toutes reçoivent la même surface lourde et durable — jusqu’à ce que la question ne soit plus de savoir si l’image est vraie, mais si elle mérite d’être gardée.

Expositions

  • 2023, Oubliettes sous ma peau, Zeto Art, Paris, France (FR)

Liens / références