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I am the Other

vidéo monocanal, animation 3D et prises de vue, 10'39''

Un récit de science-fiction suit une conscience faite d’informations virtuelles qui tente de devenir réelle en poussant quelqu’un d’autre à abandonner une identité socialement construite.

Il s’agit d’un film de science-fiction : une conscience faite de données virtuelles veut se transformer en être humain existant. Pour y parvenir, elle doit pousser un autre individu à abandonner sa propre identité, une identité déjà élaborée socialement par les autres.

Le film combine différents types d’images saisies dans le réel : des caméras de surveillance au-dessus de la plage à Nice, des images filmées furtivement près de l’ambassade de Chine à Marseille, et la combustion d’un passeport. Les facteurs politiques et idéologiques sont déplacés dans un autre monde fictif, où le titre I am the Other rouvre la question de savoir si le « je » est un moi stable ou un processus allant sans cesse vers les autres.

Notes de processus

Le film part de matériaux qui fonctionnent déjà comme des dispositifs d’identité : vidéosurveillance à Nice, passeport brûlé, images filmées furtivement près du consulat chinois à Marseille. Ces images ne servent pas seulement de preuves. Elles sont intégrées à une fiction en 3D, où documents, frontières, caméras et reconnaissance sociale participent au même processus instable de devenir « l’autre ». Les photogrammes ajoutés gardent ces régimes d’image séparément visibles : la caméra distante au-dessus de la mer, l’espace d’attente consulaire, le document qui devient cendre, et l’interface flottante où l’identité se réorganise comme donnée.

Les nouvelles images rendent plus lisible la procédure de recherche interne au film. Dans les sous-titres, catwalk_sequence_02.FBX et le code 90G07L11 apparaissent comme des fragments de système de fichiers plutôt que comme des noms de personnages. Plus tard, l’écran noir du dialogue DATA formule le trouble directement : si quelqu’un a lu les données d’une autre personne et devient une partie d’elle, que reste-t-il du moi ? Le double en ligne apparaît dans des pages et des publications flottantes, où la représentation devient un espace que l’on peut traverser, copier et mal reconnaître.

Festivals / projections

  • 2018, Instants Vidéo (31e édition), Marseille, France — Projection dans le programme du festival.

Expositions

  • 2019, OVNi Festival, Villa Arson, Nice, France
  • 2018, Æmergence, Paris, France
  • 2017, CALISTO CALISTOBRAMALVRAC, la Galerie de la Marine, Nice, France
  • 2017, MOLECULAR DYNAMIC STIMULATION, Villa Arson, Nice, France

Liens / références