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Le Passage de la mer Rouge

installation, dimensions variables ; animation 3D, livres, peinture à l'huile, impression au sol, plaque d'antimoine, lettre

À partir du tableau de Poussin, l’installation traite le mythe comme une structure médiatique et analyse la topologie de la foi et du voyage à travers des objets et des paysages rendus en temps réel.

En partant du tableau classique de Nicolas Poussin Le Passage de la mer Rouge, cette installation en plusieurs parties traite les supports visuels du mythe comme des objets d’analyse médiatique. L’oeuvre ne se contente pas d’illustrer l’épisode biblique de la traversée; elle le divise en paysage 3D rendu en temps réel, livres, peinture à l’huile, impression au sol, plaque d’antimoine et lettre retournée. La foi et le voyage deviennent un réseau de supports matériels: une peinture qui circule dans l’histoire de l’art, un minerai chargé d’histoire locale d’extraction, un nom qui passe d’une langue à l’autre, et une mer qui est à la fois image et route.

Notes de processus

J’ai démonté Le Passage de la mer Rouge de Poussin et l’ai reconstruit en un paysage 3D sans récit, où la nature participe au miracle tout en lui restant parfaitement indifférente. Autour de ce paysage, l’installation se divise en chapitres, chacun une manière différente de traverser : Temporary Relationship between Antimony from Tin Mine and a Chinese man with only English name, Victoria and Nicolas, Red Sea of Guangzhou, Painter, City and Travel et An Unsent Letter to Phillip. Une peinture dérive dans l’histoire de l’art, une plaque d’antimoine porte l’histoire d’une mine, un nom glisse d’une langue à l’autre, et la mer reste à la fois image et route. La foi et le voyage se dispersent ainsi en un champ d’objets, une légende défaite en plusieurs traversées.

Expositions

  • 2019, Pull up the Stake, Qimu Space, Beijing, China (CN) — Exhibition view and object documentation courtesy of Qimu Space.

Liens / références